Acheter ou louer sa résidence principale ?

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« De toute façon, l’immobilier ne fait que monter à long terme. » Et pourtant, à Paris, les prix reculent encore de 2 % sur un an. Le marché de 2026 n’a plus rien d’uniforme, et la bonne décision dépend beaucoup plus de votre situation que de la tendance nationale.

Un marché qui repart, mais inégal

Les volumes de ventes remontent nettement : on est passé de 780 000 transactions sur un an au point bas de 2024 à environ 870 000 aujourd’hui, avec près de 940 000 attendues. Au niveau national, les prix sont quasiment stables (+0,3 % sur un an), mais cette moyenne cache deux réalités opposées : Paris recule encore de 2 %, tandis que les villes moyennes et le littoral progressent de 1 % à 3 %. Signe que les acheteurs reviennent : les transactions parisiennes ont bondi de 15 % au premier trimestre 2026 par rapport à l’année précédente.

Les professionnels du secteur s’attendent à une remontée des prix lente : comptez trois à cinq ans pour retrouver les niveaux de 2022 dans la plupart des zones.

Le vrai facteur de décision : votre horizon

Au-delà de la conjoncture, une règle reste valable quelle que soit l’année : entre frais de notaire (environ 7 à 8 % dans l’ancien) et frais d’agence, il faut généralement garder un bien six à huit ans pour rentabiliser un achat face à la location. Si votre projet professionnel ou personnel est incertain sur cette durée, la question du marché devient secondaire.

Comment trancher sans se fier qu’à son instinct

Trois questions méritent une réponse chiffrée avant de se décider :

  • combien coûte réellement votre projet, mensualité, charges et travaux compris, comparé à un loyer équivalent dans le même quartier ?
  • Que ferait l’argent de votre apport s’il était investi ailleurs (SCPI, assurance-vie) plutôt qu’immobilisé dans un bien ?
  • Et votre zone géographique fait-elle partie de celles où les prix se stabilisent, ou de celles qui continuent d’ajuster à la baisse ?

Ce calcul, beaucoup de ménages le font à l’instinct ou sur un coin de table. Le simulateur immobilier et le simulateur de crédit Fitekk permettent de poser ces trois questions avec de vrais chiffres, propres à votre situation et à votre marché local, avant de signer le compromis.

Cet article ne constitue pas un conseil en investissement.

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