Pourquoi les français adorent la pierre ?

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« L’immobilier, c’est le seul placement vraiment sûr. » Cette conviction est si forte qu’elle façonne, à elle seule, la structure du patrimoine de millions de foyers, parfois au prix d’une diversification quasi nulle.

Un chiffre qui résume tout

Selon l’INSEE et la Banque de France, les biens immobiliers représentent en moyenne 62 % du patrimoine brut des ménages français, une proportion stable depuis plus de vingt ans. Pour la moitié des foyers aux revenus intermédiaires, l’immobilier, et en particulier la résidence principale, constitue même l’essentiel du patrimoine total. À l’inverse, chez les 1 % de ménages les plus dotés, cette part tombe à 36 %, preuve que la diversification progresse avec le niveau de patrimoine, pas l’inverse.

Pourquoi ce réflexe est aussi ancré

La pierre coche plusieurs cases psychologiques à la fois : on la voit, on peut y habiter, elle paraît moins abstraite qu’une ligne sur un relevé de compte-titres. Elle est aussi associée, depuis plusieurs générations, à une histoire de hausse quasi continue, ce qui efface dans les esprits les périodes où les prix ont stagné ou reculé pendant cinq à dix ans, comme c’est le cas dans certaines zones depuis 2022.

Le risque caché derrière cette préférence

Concentrer 60 % ou plus de son patrimoine sur un seul actif, dans une seule ville, voire un seul bien, revient à parier l’essentiel de sa richesse sur la santé d’un marché local précis. Si ce marché se retourne, ou si un besoin de liquidités survient au mauvais moment (un bien immobilier se vend rarement en quinze jours), la marge de manœuvre est faible.

Diversifier ne veut pas dire abandonner la pierre

Il ne s’agit pas de vendre sa résidence principale, mais d’arrêter d’y ajouter systématiquement chaque euro disponible. Actions, SCPI, fonds euros, or : chaque classe d’actifs réagit différemment selon les cycles économiques, ce qui réduit le risque global bien plus efficacement qu’en empilant des biens immobiliers similaires.

C’est exactement la conversation qu’un audit patrimonial devrait ouvrir : non pas « faut-il acheter encore un bien », mais « à quoi ressemble mon patrimoine si je le regarde dans son ensemble ». Fitekk construit cette vue d’ensemble automatiquement, en agrégeant tous vos comptes et placements, pour faire apparaître les déséquilibres avant qu’ils ne deviennent un problème.

Cet article ne constitue pas un conseil en investissement.

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